LE
SUBJONCTIF PRÉSENT
synchronie - diachronie
NB : voyelle tonique en majuscule rouge
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PREMIÈRE PARTIE : RELEVÉ ET CLASSEMENT (Étude synchronique)
Le système morphologique du présent du subjonctif est fortement lié à celui de l'indicatif présent. L'étude doit donc de nouveau prendre en compte trois critères : le type de désinences, la structure accentuelle et le nombre de bases de chaque occurrence.
1) RELEVÉ DES OCCURRENCES DU PASSAGE
2) ANALYSE
A) LE TYPE DE DÉSINENCES
Le morphème démarcateur -e- inverse le système du subjonctif par rapport à
l'indicatif.
a) Les verbes en -er / -ier
Pas de -e- sauf cas particuliers (cf. ci-dessous).
Noter les désinences analogiques.
b) Les autres verbes
Présence de -e- sauf cas particuliers (P3).
B) LES TYPES DE VERBES
a) Les verbes en -er /
-ier
Classement par nombre de bases (1,2...) en précisant toujours
les types d'alternance et les variantes combinatoires (cf. l'indicatif
présent).
Verbes à une base
Verbes à deux bases...
Cas particuliers :
DONER : deux paradigmes
doign- doins-
ALER : deux paradigmes
aill- vois-
b)
Les verbes en -ir, à infixe -iss-
On peut éventuellement faire de cette partie une sous-partie de
c).
c)
Les autres verbes, à démarcateur modal e
Classement par nombre de bases
d) Cas particuliers
ESTRE
Paradigme latin : sim, sis, sit, simus, sitis, sint.
Ajout du morphème démarcateur -a- à l'époque impériale : *siam, *sias,
*siat, *siamus, *siatis, *siant
Diphtongaison de la voyelle tonique libre e < i bref, d'où la base soi-.
AVOIR
Paradigme latin : habeam, habeas, habeat...
Remplacé par *ayyam, *ayyas, *ayyat...
Évolution par vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de
coalescence qui évolue normalement.
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DEUXIÈME PARTIE : ÉTUDE D'UN PARADIGME PRÉCIS (Étude diachronique)
Introduction : identification du verbe, de son groupe, de la personne de conjugaison.
I) Paradigme en LC (et vulgaire si nécessaire) / en AF / en FM
II) Du latin à l'ancien français
1) Étude de la base
2) Étude des désinences
III) De l'ancien français au français moderne
1) Étude de la base
2) Étude des désinences
N.B. : Vous pouvez donner les paradigmes en deux
temps : dans la partie qui étudie l'évolution du latin
en ancien français puis de l'ancien français au français moderne. L'avantage
du plan ci-dessus, c'est que
vous avez en un seul coup d'œil les trois paradigmes, ce qui permet de ne pas
oublier des étapes dans les
faits à commenter.
COMMENTAIRES POUR UNE ÉTUDE
DIACHRONIQUE
Étude des désinences
verbes en -er/-ier
- les autres verbes
VERBES EN -ER / -IER
I) Paradigme en LC / en AF / en FM
| LC | AF | FM |
| -em -es -et -Emus -Etis -ent |
-¿ -s -t -ons /-iens -ez / -iez -ent |
-e -es -e -ions -iez -ent |
II) Du latin à l'ancien français
P1
Amuïssement de -m final en latin et de la voyelle finale au VIIe2, d'où
l'absence de désinence en AF
Cas particuliers : -e de soutien pour :
a) les verbes à radical terminé par consonne + l/r : entrer, sembler,
trembler...
b) les verbes à radical terminé par consonne + affriquée palatalisée : changier,
mangier, aidier, songier, chalongier...
c) les continuateurs des anciens verbes proparoxytoniques : douter, conter...
Désinence analogique en -e dès le XIIe.
P2 / P3
Amuïssement de la voyelle finale au
VIIe2 sauf pour les cas particuliers ci-dessus.
Amuïssement phonétique des consonnes finales -s et -t mais
maintien graphique comme marque désinentielle.
NB : variante combinatoire -z à commenter (affriquée , assimilation du -t à
P3, consonne d'épenthèse...).
Désinence analogique en -e dès le XIIe.
P4
Désinences analogiques : -ons analogique du présent de
l'indicatif des verbes en -er/ -ier
-iens analogique du présent du subjonctif des verbes autres qu'en -er / ier
(évolution de Amus derrière palatale).
P5
Désinence analogique des autres verbes.
P6
Pour tous les verbes, affaiblissement de la désinence en -ent
(les consonnes ne se prononcent plus au XIIe).
III) De l'ancien français au français moderne
P1
Généralisation de la désinence analogique au XVe
mais résistance jusqu'au XVIIe des formes sans -e.
P3
Effacement graphique du -t final.
P4
En M.F., le croisement des deux désinences aboutissent à -ions, nouvelle
désinence qui s'impose au XVIe.
P5
Généralisation au XVIe de la désinence -iez
à tous les verbes, ce qui permet d'opposer l'indicatif et le subjonctif.
LES AUTRES VERBES
I) Paradigme en LC / en AF / en FM
| LC | AF | FM |
| -am -as -at -Amus -Atis -ant |
-e¿ -es -e -ons /-iens -ez / -iez -ent |
-e -es -e -ions -iez -ent |
II) Du latin à l'ancien français
P1
Chute de -m final en latin.
Affaiblissement de la voyelle finale en e sourd.
P2
Affaiblissement de la voyelle finale en e sourd.
Amuïssement phonétique de la consonne finale mais maintien
graphique comme marque désinentielle.
P3
Affaiblissement de la voyelle finale en e sourd.
Amuïssement phonétique de la consonne finale entre le IXe
et le XIe.
Cas particulier : amuïssement
précoce du e sourd (av. le IXe) après s, r, y,
n d'où voist, puist, doinst, soit, ait..., par la suite
rétabli.
P4
Deux désinences :
-ons : soit analogique de l'indicatif présent soit évolution
particulière de Amus (cf. le présent de
l'indicatif).
-iens : évolution normale de Amus derrière
palatale. Cependant, la distribution ne suit pas : on trouve plutôt -ons.
P5
Évolution phonétique normale de Atis
(diphtongaison de la voyelle tonique libre - avec effet de Bartsch derrière
palatale - ,
affriquée finale notée -z puis -s).
A partir du XIIIe, absorption du yod et chute de la consonne
finale, d'où les désinences -ez / -es / -é
mais la tendance est l'extension de la désinence -iez, ce qui
permet d'opposer le subjonctif et l'indicatif.
P6
Affaiblissement de la voyelle finale a en e de soutien au VIIe2.
Amuïssement phonétique des consonnes finales au XIIe mais
maintien graphique comme marque désinentielle.
III) De l'ancien français au français moderne
P3
Effacement graphique du -t final dans les cas particuliers et
maintien du e comme marque désinentielle.
P4
En M.F., le croisement des deux désinences aboutissent à -ions, nouvelle
désinence qui s'impose au XVIe.
P5
Généralisation au XVIe de la désinence -iez
à tous les verbes, ce qui permet d'opposer l'indicatif et le subjonctif.
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